MARE NOSTRUM est le nom donné à la collaboration entre le Centre Culturel Français d’Izmir et l’Association de recherches historiques “360 degrés”
L’objectif de cette collaboration est de rassembler toutes les actions entreprises autour du patrimoine culturel commun méditerranéen, qu’elles soient en relation directe avec la mer ou la marine, ou qu’elles aient rapport aux échanges culturels et économiques.
Les relations historiques entre la ville d’Izmir et la région de Provence Côte d’Azur, prenant racines dans l’antique période ionienne se sont poursuivies jusqu’à nos jours. Le célèbre orientaliste Antoine Galland, au XVIIème siècle, note avoir entendu l’accent provençal, dans les rues de Smyrne. Ces liens se sont distendus, de façon visible, au XXème siècle. Cependant, il est possible d’envisager des activités qui raviveraient les relations entre ces deux réqions côtières de la Méditerranée qu’elles soient de nature économique (activités portuaires), culturelle (histoire et traditions) ou concernant les déplacements de population.
Dès l’aube de la civilisation, les peuples vivant sur les rives de la Méditerranée ont eu un rôle moteur dans les évolutions et transformations qu’ont connues ces régions. Les changements incessants et les déplacements de population ont donné naissance à un patrimoine culturel commun. L’archéologie terrestre s’y est également beaucoup développée. En lien avec elle, il faut également prendre en considération les données liées à la mer et aux populations maritimes (des recherches sont effectuées sur les ports et les bateaux) qui revêtent une importance tant technique que politique. Cependant, il faut souligner les difficultés propres à l’archéologie marine qui se trouve confrontée à des vestiges fragiles qui se détériorent facilement. En dehors de quelques morceaux de bois défiant le temps, on dispose de très peu de matériel pouvant fournir des informations. Concernant les ports, en raison des réaménagements successifs qu’ils ont en général subis et des installations urbaines amenant divers changements, très peu de restes des périodes antiques ont résisté jusqu’à nos jours. Les zones côtières ont connu de nombreux changements, progressifs ou subits. En raison des apports d’alluvions ou de divers événements géographiques, les ports se sont trouvés envahis par la mer ou au contraire ensablés.
Les états, pour des raisons idéologiques, s’intéressent de plus en plus à leur propre archéologie. En revanche, les zones maritimes sont internationales et nécessitent une collaboration entre plusieurs états. Cependant, grâce aux nouvelles technologies, le patrimoine maritime, en particulier les épaves, gagnent chaque jour en importance dans les recherches historiques et archéologiques. |